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vendredi 30 janvier 2009

Grève générale en Guadeloupe

La Guadeloupe en grève

Depuis mardi 20 janvier, la Guadeloupe vit au rythme d'une grève générale initiée par le collectif contre l’exploitation outrancière (LKP), qui regroupe quarante-sept syndicats, partis et associations de Guadeloupe.

Samedi 25, plusieurs milliers de personnes (25 000 selon les organisateurs - 8000 selon la Police ) ont défilé à Pointe-à-Pitre. Durant plusieurs heures, les manifestants ont scandé « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo : yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou » (« La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas : ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays »).

Première manifestation
Le Collectif LKP, emmené par Elie DOMOTA ( secrétaire général de l'UGTG et cadre de l'ANPE ) réclame, entre autres, la baisse des prix des produits de première nécessité, celle des impôts, des taxes et des carburants, le gel des loyers ainsi qu’une augmentation des salaires et minima sociaux.
Elie DOMOTA & Raymond GAUTHIEROT
Parallèlement, un mouvement de grève touche aussi les stations-service dont les patrons exigent la limitation du nombre de stations et l’interdiction d’établissement de nouvelles stations automatiques.

Les 115 stations-service de l'île sont fermées. Des écoles, magasins et centres commerciaux sont fermés. Des services publics ne sont plus assurés, du ramassage des ordures aux transports routiers de voyageurs. Des délestages privent d'électricité, deux heures durant, des tranches de 20 000 abonnés non prévenus. Des coupures d'eau sont engendrées, selon la Générale des eaux, par "des actes de malveillance perpétrés sur le réseau".

Le cahier de revendications du "Lyannaj kont pwofitasyon" (Collectif contre l'exploitation outrancière) réclame notamment "un relèvement immédiat et conséquent d'au moins 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux", celui du smic et "des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux", "un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe", une "baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et les transports" et "des taux de la taxe sur les carburants", la "suppression de la taxation des produits locaux", le "gel des loyers pour une période indéterminée", "l'arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et la restitution des biens".
Je veux bien vous mettre l’intégralité de leurs revendications, mais je préfère mettre çà en fin d’article tellement c’est long.
Pour ma part, çà ressemble plus à un programme électoral qu’à une véritable plateforme de négociations.

Au total, ce sont 120 revendications ( 146 aujourd’hui ) dont le Collectif exige qu'elles soient négociées "en un seul lieu" avec "l'Etat, les collectivités territoriales majeures et le patronat" local.
Samedi 24 janvier 2009, après cinq jours de conflit, les principaux partenaires (représentant de l'Etat, conseil général, conseil régional, maires, parlementaires) ont réussi à s'asseoir autour d'une table au World Trade Center (WTC) de JARRY pour entamer une « discussion » avec les membres représentatifs du collectif Liyannaj kont pwofitasyon .
La chaîne locale ( Canal 10 pour ne pas la citer ), acquise ouvertement au mouvement, distille toute la journée des images de routes vides et de barrages et donne une info partisane, sans débat contradictoire, sans analyse journalistique véritable.
Lorsque les débats sont ouverts, elle retransmet les « négociations ».
Néanmoins, s’agissant de négociations télévisées, chacun campe sur ses positions et personne ne veut lâcher de lest. Pas facile de faire des concessions lorsque tout le monde vous regarde.
Le Préfet a d’ailleurs ouvertement contesté la « méthode » utilisée en indiquant que c’est la première fois qu’il voyait des négociations sous cette forme.
Une négociation en bonne et due forme doit se faire en petits groupes de travail, et si possible à huis clos.

Le préfet Nicolas Desforges, qui a consulté les services compétents, notamment les ministères impliqués et le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo, devait faire de véritables propositions, ce mercredi 28 janvier. En fait, il a lu un message d'Yves Jégo, qui mentionne deux pistes, concernant une prime de 200 euros et une exonération de charges sur les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC. Le Préfet et son équipe
Ensuite, le Préfet s’est levé pour aller travailler de son coté et a quitté le WTC. Cela a mis un terme aux négociations. Pour «liyannaj kont pwofitasyon», «ça va se régler dans la rue».Selon les mots d'Elie Domota, secrétaire général de l'UGTG et porte-parole du collectif, la répression découlera de cet échec. Pourtant, tout cela semblait inévitable, tellement les discussions ont piétiné. liyannaj kont pwofitasyon
En trois réunions, seuls 4 des 146 points de revendications totaux ont été abordés (la hausse de 200 euros des bas salaires, minima sociaux et retraites, doublement de l'allocation pour adultes handicapés, baisse des taxes aéroportuaires et baisse de la taxe régionale sur les carburants). Sur chacun de ces points, aucune réponse concrète n'a été apportée.
Victorin LUREL, député
En ce qui concerne l’essence, chaque jour réserve son lot de surprise.
Mardi : essence pour les véhicules prioritaires ainsi que les véhicules de location.
Mercredi : réduction de la liste des véhicules prioritaires
Jeudi : par crainte de représailles, aucune station ouverte
Vendredi : reprise de la distribution d’essence pour les véhicules prioritaires, mais les véhicules de location ne sont plus servis.
Les stations sont prises d'assautParfois jusqu'à 4 heures d'attente pour un plein
Les gens, ici, sont fatalistes et habitués, car ils ont connu dans le passé des grèves très dures. Ils vont faire leurs réserves d'eau et de provisions.
Certaines personnes ont même fait construire des citernes, en même temps que leur maison, pour pallier toute pénurie et ont acheté un groupe électrogène.
Mercredi matin, quelques rares magasins ont ouvert leurs portes quelques heures dans la rue principale de Pointe-à-Pitre, mais il a suffi du défilé silencieux d’un groupe de grévistes arborant drapeaux et fanions de FO et de la centrale syndicale locale CTU pour que les rideaux métalliques s’abaissent de concert.
JARRY, zone désertifiée
Heureusement, ici à Pointe-Noire, la mobilisation ne se fait pas trop sentir.
Certes, tout le monde n’a pas réussi à faire de l’essence, mais les coupures d’eau et d’électricité sont moins fréquentes que la semaine dernière.
Les magasins sont encore approvisionnés, et nous trouvons encore des fruits, des légumes ainsi que d’autres produits de consommation courante.
Pas de barrages ni de manifestations. Seul le piquet de grève à l’hôpital de Beauperthuis ( situé dans la section Mahault de POINTE NOIRE ) nous rappelle la mobilisation de l’UGTG.

On est loin des 25000 à 50000 personnes annoncées dans les rues de POINTE-A-PITRE aujourd’hui. Manifestation du 30 janvier 2009
Les effets de la grève se font surtout ressentir sur la Grande Terre, qui se vide progressivement de ses touristes.
Le Club Med, qui n’accueille plus de nouveaux clients et fait partir les derniers, ne vendra pas la destination tout le mois de février.
Sale coup pour le tourisme Guadeloupéen, qui avait amorcé une tentative de relance avec la baisse des prix des billets d’avion.

Enfin, je vous rassure, tout se passe bien chez nous, sauf pour Chantal qui cumule les rôles de cuisinière, de nounou et de maîtresse d’école. En effet, les enfants ne vont plus à l’école depuis le jeudi 22 janvier, car la maîtresse n’avait plus assez d’essence pour venir jusqu’ici.

Pour finir, et si vous en avez le courage, voici la Plate forme de revendications de LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON
Mi nou ! Nou gwadloupéyen
Nou ansanm ansanm sanblé adan on bel balan a konsyans avè angajman é détewminasyon pou nou détòtyé Gwadloup. Mi nou…nou LIYANNAJ KONT PWOFITASYON, liyannaj a owganizasyon, liyannaj a jenn, liyannaj a fanm, nonm, avoté kon matrité…, moun wodibou ansanm avè moun badibou an chimen é kapab konstwi on sosyété nèf ki dwet kapab prévwa manjé, édikasyon, konésans, santé, kaz, travay é respé pou tout pitit ay avè mès é labitid ay . Mi nou…nou avè détwa lidé nou ka kwè ki bon pou nou, ki ka ba Gwadloup sans…tout sans ay davwa sé pawol senk é kat, sé pawol nèf, sé pawol a soufwans, sé pawol an-nou. Nou ja gannyé davwa nou sanblé pou alé pli lwen
KA NOU VLÉ…
1- NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE
Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande. Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux. Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe. Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs. Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale. Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports. Baisse des taux de la taxe sur les carburants. Suppression de la taxation des produits locaux
Logements
Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98% L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et restitution des biens Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires.
Environnement
Contamination des terres par la chlordécone : Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées ; Indemnisation des victimes professionnelles et civiles.
Transports
Mise en place d ‘un véritable service de transport des usagers. Engagement d’un audit indépendant sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés ; Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus) Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’ Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)
2 - EDUCATION
Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions. Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de recrutement. Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins. Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés.
3 - FORMATION PROFESSIONNELLE
Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux. Augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle - Minimum 100 millions d’euros. Création de filières de formation professionnelle liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…) Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises et particulièrement dans les entreprises de moins de 10 salariés. Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation pour un chômeur ou un travailleur dans le cadre de la création d’activité. Création d’un Fonds d’urgence pour la formation professionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.
4 - EMPLOI
Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens. Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique. Mise en place d’un avenant régional à la prochaine convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE). Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur. REHABILITATION DU FONDS SOCIAL de l’ex ASSEDIC pour les situations individuelles. Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois, à l’issue du renouvellement, embauche du salarié. Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5% des contrats du secteur marchand. Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance. Obligation d’embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.
Contre les LICENCIEMENTS
Participation des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibératives. Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise. Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation. Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique.
5 - DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES
Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise avant toute autorisation de travail le dimanche Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry Négociation d’un Accord de Branche et Interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité, la représentation de Branche, l’emploi Régularisation des travailleurs en situation irrégulière. Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs. Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Mise en place et respect du comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail dans toutes les entreprises. Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés. Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAF- AGEFOS-PME-FONGECIF…) Liberté de participation de syndicalistes extérieurs au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires Extension systématique des Accords Collectives de Guadeloupe à l’ensemble de l’archipel, Reconnaissance du 27 Mé, jour férié, chômé et payé. Droit à l’organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe. Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.
6 - SERVICES PUBLICS
Création et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit...) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.
TRANSPARENCE sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passagers, du prix des communications.
EAU
Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire. Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire. Facturation en fonction de la quantité réellement consommée. Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans). Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées. Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement. SANTÉ
Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Etablissements Privés et sur l’ensemble du territoire ; Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ; Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ; Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé.
7 - PRODUCTION
Volet Agricole
Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie. Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ». Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs. Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire. Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc.., destinés à la production agricole. Paiement des aides aux agriculteurs. Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..). Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.
Volet Pêche
Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants. Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les marins pêcheurs embarqués seuls. Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux techniques de conservation et de vente. Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organisation des producteurs. Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels. Mise en place d’une plate-forme de rencontres et d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.
8 - AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES
La maîtrise foncière
Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel. Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des exploitations viabilisées (350 dossiers en attente). Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…) Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discrimination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays. Arrêt d’implantation de nouvelles stations services Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse Bertrand. Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités
Un développement équilibré du territoire
Rééquilibrage des territoires pour harmoniser l’organisation, la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays. Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre). Redynamisation des bassins de vie par le développement économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…). Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle. Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.
Les infrastructures
Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie). Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches, équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste. La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir Le développement urgent de réseaux de transport secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers.. Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…) Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.
9 - KILTI
Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration. Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle. Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par l’adressage (non a lari). Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.
10 - ARÉTÉ PWOFITASYON
Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda. Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immobilier) des mutuelles liquidées en Guadeloupe. Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles. Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en Guadeloupe. Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère. Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits. Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit. Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes. Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers. Résolution de tous les conflits en cours. POU BOUT…
Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs, jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience.
Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!! An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…
Ansanm ansanm nou ké gannyé tout rèvandikasyon nou dépozé an kabech a lé pwofitan.
Que partout dans les bourgs, les villes, les campagnes, le peuple envahisse les rues !!
Nou péké konstwi on sosyété nèf si nou rété anba dominasyon é pwofitasyon kapitalis é kolonyalis.
La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup a pa ta yo, Yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou
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3 commentaires:

Anonyme a dit…

beaucoup de personnes comme vous n'ont pas compris
- " la Guadeloupe est à nous et pas à eux "
c'est seulement pour les profiteurs.
Nous sommes un peuple mélangé, on dirait que beaucoup de blancs qui sont nés en guadeloupe oublient qu'ils sont aussi guadeloupéens. Vous êtes à part vous ne vous mélangées pas cela ce voit à toutes manifestations et pourtant !

Anonyme a dit…

Cela aurait été mieux d'en rester là à c'est merveilleuse images que je vois de tout ce tout ce vous avez pu faire. La fin viens tout gâcher.

Jade et Axel a dit…

La diversité est importante, les idées de tous doivent être entendues, c'est comme ça que le monde avance ou recule, mais bouge... C'est sans doute facile pour moi de dire cela, moi qui suis loin et indirectement concernée...
Bon courage à tous en tout cas, pour la suite.
Nous en ce moment, c'est la crise du lait... ma maison est cernée de vache et j'ai des amis producteurs, c'est dur-dur aussi.