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lundi 8 février 2010

Route de la traversée : la trace des ruisseaux

Celà faisait plusieurs semaines que nous voulions faire une randonnée, mais nous avions toujours un problème d'emploi du temps ou de la pluie au rendez-vous.
Cette fois-ci, tous les paramètres étaient réunis pour le week-end, et nos amis pouvaient même nous accompagner : nous avons sauté sur l'occasion.
Nous n'avons pas trop hésité sur le choix de la randonnée, nous voulions quelque chose de facile ( pour les enfants ), de pas trop loin mais surtout avec la possibilité de se baigner..
Notre choix s'est vite porté sur la trace des ruisseaux, une petite ballade à travers la forêt du Parc National de la Guadeloupe.
Comment vous y rendre ?
Ce n'est pas compliqué, il suffit d'emprunter la route de la traversée, qui relie Petit Bourg à Pointe-Noire.
Une fois sur cette route, il faudra vous stationner sur le parking de la maison de la forêt, un peu avant la cascade aux écrevisses si vous venez de Pointe Noire.


Si vous n'avez pas loué de voiture, il y a même un arrêt de bus pour s'y rendre.


La Maison de la Forêt est la première de la trilogie "Maison de la Forêt, Maison du Volcan et Maison du Bois" à voir le jour en 1976, grâce à la volonté et aux efforts du parc national.


Située à 228 mètres d'altitude, la Maison de la Forêt est un jardin de lecture consacré aux espèces végétales.
L'objectif de ce lieu est d'apporter un maximum d'informations sur la forêt tropicale, sa formation et sa composition avec ses différentes zones de végétation.


La théorie, c'est sympa, mais çà ne remplace pas les travaux pratiques.
Plusieurs ballades sont ainsi accessibles à partir de la maison de la forêt.






Sur la gauche d'Angel et Célyan, vous aurez accès à la passerelle, fraîchement réparée.
Elle avait été fermée quelques jours suite à la rupture de certains éléments.
Vous aurez accès à deux ballades très faciles : le sentier d'interprétation ( 20 minutes ) et la trace du bras David ( 60 minutes ).

A la droite d'Angel et célyan, vous trouverez une aire de pique-nique ombragée avec plusieurs carbets ( abris en bois ) situés en bord de rivière.
L'endroit est super sympa, mais il est préférable d'y aller en semaine, l'endroit est moins fréquenté.
C'est également à droit que vous trouverez le point de départ de deux randonnées : la trace des ruisseaux ( facile, 90 minutes ) et la trace de la rivière Quiock ( moyen, 180 minutes ).

Ne vous aventurez pas trop tard sur ces randonnées, il ne faut pas oublier que la nuit tombe vite en Guadeloupe.
A 18 heures, il fait souvent déjà nuit, il suffit de le vérifier sur notre webcam, qui diffuse la vue que nous avons de notre fenêtre du salon.

Arrivés à 15 heures 30, nous avons choisi de nous aventurer sur la trace des ruisseaux.


Le sentier est bien entretenu et pafaitement balisé, il n'y a aucun risque de se perdre.


J'adore cet arbre et son ouverture béante


Sur certains endroits boueux, des passerelles ont été installées pour éviter de glisser.


Sur cette traces, vous ne devrez normalement pas rencontrer de problème de chaleur, l'intégralité du tracé s'effectuant en sous-bois.
Néanmoins, si celà vous arrive, vous pourre facilement vous rafraîchir car l'eau nest jamais très loin du sentier, qui est quasiment bordé par la rivière.


A un moment du circuit, nous avons rencontré une jolie termitière.
Les enfants ont été très étonnés de l'activité qui y règne dès qu'on gratte un peu la surface.


Même si la ballade semble facile, je ne vous conseille pas d'y aller en tongs. Certains passages peuvent être très glissants s'il a plus la veille, et de grosses racines jonchent également le chemin.



La ballade n'étant pas trop difficile, les enfants se sont bien amusés.
C'est même eux qui étaient constament en tête et nous devions les ralentir.



L'heure du goûter approchant, nous avons trouvé un petit endroit pour faire une pause.
Pas la peine de vous indiquer avec précision où c'était, il y a pas mal d'endroits sympas pour s'y arrêter.


Comme d'habitude, c'est Angel qui est la première dans l'eau, malgré la fraîcheur de la rivière.
On se demande même si elle n'a pas été croisée avec un labrador dans une vie antérieure.


Le reste de la troupe va suivre, à son rythme


L'endroit est très calme et rafraîchissant.



William avait vraiment pensé à tout, il avait même pensé à un petit rafraîchissement très agréable, caché au fond de son sac à dos.


Les enfants sont ravis de cette petite pause, ils en profitent pour sauter des rochers.


Louis et célyan préfèrent se jeter sur le goûter.


A proximité de l'endroit où nous étions installés, William nous fait découvrir un "arbre à encens". C'est un guadeloupéen qui lui a montré cet arbre pour la première fois.
La partie odorante de l'arbre est en fait la résine blanche qui s'écoule et coagule au contact de l'air.



Après s'être éclatée dans la rivière, nous sommes obligés de demander à Angel de sortir car l'eau est très froide et nous n'avons pas envie qu'elle soit malade.



C'est maintenant l'heure de repartir pour la suite de la ballade.


La proximité de la route de la traversée nous rappelle que la ballade est bientôt terminée.


Le spectacle n'est pourtant pas terminé, admirez ces jolies lianes.


Célyan et Louis ne semblent même pas éprouvés par leur randonnée.


Et voilà, les derniers mètres qui nous séparent de nos véhicules.


Angel et Célyan ont adoré cette petite ballade. Il faut avouer que la petite baignade a le mérite de motiver les troupes.
Nous avons mis 2 heures et demi, mais avec une très longue pause goûter à la rivière.

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dimanche 24 janvier 2010

Le poulet boucané



En venant nous installer en Guadeloupe, j'ai pu enfin concrétiser deux idées qui me tenaient à coeur en cas d'installation outre-mer : planter un arbre du voyageur et fabriquer un bidon à boucaner.

En fait, j'ai connu le bidon à boucaner lors d'un séjour de trois mois à Papaïchton, en Guyane.
A une journée et demie de pirogue de Saint Laurent de Maroni, les occupations n'étaient pas légion dans ce petit village au coeur de la fôret équatoriale, mais on y mangeait super bien ( tatou, caîman, serpent, cochon bois...............)
Le poulet boucané était tellement bon que je m'était  promis de construire un bidon à boucaner dès que possible pour réaliser moi-même ces délicieuses recettes.
Mes recherches sur internet m'ont amené sur le site Chez Elise, qui est un des seuls à expliquer la fabrication d'un bidon à boucaner.

Première étape, trouver un bidon.
Je remercie Nico, qui m'a trouvé un joli bidon d'huile en excellent état.
Je vous mets une petite photo, même s'il ne s'agit pas de mon bidon, mais c'est pour vous montrer la base de départ de mon bidon à boucaner.



Pour commencer, j'ai découpé le haut du bidon à la disqueuse, pour en faire un couvercle.
Après la découpe, il s'avère très judicieux d'ébarber les parties coupantes, au risque de se blesser lors de la manipulation du couvercle.
Ensuite, j'ai fixé une poignée inox sur le couvercle, çà permet de le saisir plus facilement.

Passons maintenant à l'endroit où la grille va prendre place, à environ 25 centimètres du sommet du bidon.
Je vous ai trouvé un petit schéma sur internet qui va vous aider à comprendre.


Pour commencer, il faut percer deux trous de part et d'autre du bidon, pour y faire passer une tige métallique. Faites la même chose pour la deuxième tige métallique.
Voila, les deux tiges sont en place, je n'ai même pas pris la peine de les souder et je n'ai rencontré aucun souci.
Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver une grille.
J'ai commencé par utiliser une petite grille rectangulaire mais, à l'occasion d'un retour en métropole, j'ai trouvé une grille circulaire aux dimensions quasi-parfaites.

Passons enfin à l'ouverture réalisée pour alimenter le foyer.
Sur mon bidon, j'ai fait une ouverture de 45 sur 30 centimètres et je pense que c'est bien suffisant.
Et voilà, le bidon est presque prêt à être utilisé.



Une dernière petite précaution consiste à faire un gros feu dans votre bidon avant la première utilisation car il faut bien se rappeler qu'il a contenu des hydrocarbures.
Le poulet boucané à l'huile de vidange, çà le fait beaucoup moins.

Voilà, il n'y a plus qu'à vous donner la recette du poulet boucané.

Poulet Boucané et sa sauce chien ( pour 08 personnes )

Tout d'abord, il faut préparer la marinade, dans laquelle le poulet va prendre toute sa saveur.
Pour celà, mélangez 3 oignons, 5 gousses d'ail, 10 brins de cive, 1 piment, du persil, du thym, le jus de 04 citrons, de l'huile, du 4 épices, un verre de rhum, du sel, du poivre.
L'idéal est de préparer la marinade la veille et de laisser macérer le poulet jusqu'à la cuisson.

Allumez le feu et laisser flamber jusqu'à l'obtention de belles braises.
Le poulet va cuire à l'aide de la chaleur de la fumée, et non pas avec les flammes qui se dégagent du brasier .
Bien évidemment, le temps de cuisson est décuplé, puisque la chaleur en haut du bidon n'est pas très élevée. Le principe est de fumer le poisson très lentement.
il s'agit bien évidemment d'un fumage cuit, à l'inverse d'un fumage cru comme pour le saumon fumé, qui utilise une autre technique.

Une fois que les braises sont bien rouges, il va maintenant falloir faire de la fumée.
Pour celà, nous utilisons ici de la canne à sucre, qui pousse super bien ici.
Je vous mets une petite photo, pour ceux qui ne savent pasx à quoi çà ressemble, il s'agit de canne que je fais pousser dans mon jardin.



Pour aujourd'hui, je me contente de 3 ou 4  pieds de canne à sucre.



Je débite la canne en petits morceaux, plus faciles à mettre dans l'ouverture du bidon.
Vous remarquerez deux ustensiles à tout bon poulet boucané : une pince à barbecue et une bouteille d'eau à bouchon sport.
La pince permet de retourner le poulet relativement souvent, pour éviter de le carboniser.
La bouteille d'eau permet d'éviter l'apparition de la moindre flamme.




J'ai oublié de vous préciser que la cuisson du poulet boucané demande une surveillance de tous les instants.
Les petits tronçons de canne à sucre permettent de faire fumer le feu et ont également l'avantage de donner un petit goût caramélisé au poulet.
En métropole, si vouis n'avez pas de canne à sucre, vous pouvez utiliser de la mie de pain humide, çà éteint les flammes et çà fait fumer le feu.
Normalement, votre bidon devrait alors ressembler à çà, avec le couvercle mis.




Pour éviter que le poulet désseche, j'ai l'habitude de verser la marinade au fur et à mesure de la cuisson.
J'ai lu récemment que celà n'était pas conseillé car des germes pouvaient se développer pendant le temps où le poulet marine, mais j'ai toujours fait comme çà et je n'ai jamais été malade.
Au bout de quelques minutes, votre poulet devrait ressembler à çà



En fin de cuisson, votre poulet boucané aura un délicieux goût de fumé et une belle couleur dorée.



Vous n'avez plus qu'à préparer une sauce chien, et le tour est joué.


La photo, trouvé sur le site Péchés Mignons, donne vraiment envie.




La sauce chien:
Ingrédients
- 1 piment antillais
- 2 échalotes
- 1 citron
- 2 gousses d’ail
- 1 oignon
- 3 cives ou oignons nouveaux
- 15 cl d’huile
- 1 cc de vinaigre
- 2 cs d’eau chaude
- Un peu de persil
- Sel, poivre du moulin

Hachez les échalotes, les cives, le persil, l’ail et le piment et placez le tout dans un bol. Ajoutez le jus de citron, le vinaigre, l’huile et l’eau chaude. Remuez pour émulsionner le tout. Couvrez et placez au frais en attendant le service.

Et voilà, bon appétit

Ne me demandez pas pourquoi la sauce chien s'appelle ainsi, je suis incapable de vous répondre.
Il y a bien une version plus prisée qui consiste à dire que les cuisiniers utilisaient une marque de couteau CHIEN pour leurs préparations et que le nom est tiré de là, mais personne ne peut me le confirmer.
Si vous avez d'autres idées, je suis preneur.
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